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Je suis né en 1975. Mon principal trait de caractère : l'hypersensibilité. Qualité que j'apprécie chez autrui : l'honnêteté. Mon occupation préférée : la lecture. Mon rêve de bonheur : passer ma vie auprès d'Hadrien. Couleur que je préfère : lavande. Mon animal préféré : le chat. Ce que je déteste par-dessus tout : le bruit. Don que je voudrais avoir : celui de me rendre invisible.
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Il y a actuellement  3  curieux errant dans mon Sanctuaire. Faut vraiment n'avoir que ça à faire !
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Quoi qu'il en soit, je vous souhaite un agréable moment en ma compagnie.
Antinoüs

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sans oublier Le Temple d'Hadrien, mon empereur bien-aimé.templehadrien.JPG

Jeudi 21 juin 2007

Il y a tellement de choses que vous ignorez encore à mon sujet ! Savez-vous, par exemple, que je suis subjugué par les minéraux et que je les collectionne ? Non pas pour leur valeur pécuniaire – je vous entends penser, bande de mauvaises langues cupides – mais pour leur beauté. Depuis peu, je m’intéresse aussi à leurs propriétés médicinales ou mystiques, ayant découvert que des civilisations passées (asiatiques notamment) leur attribuaient certaines vertus. Evidemment, j’étudie tout ça d’un œil cartésien et d’un autre amusé (mais bleus tous les deux). Je vous présente aujourd’hui trois joyaux de ma collection. Les photographies sont d’Hadrien. 

Voici d'abord une superbe améthyste du Brésil. L’améthyste est un quartz de couleur violette, dont l’intensité varie en fonction de la quantité de manganèse et de fer présents dans chaque gisement. Elle est associée à la sérénité, à l’équilibre et à la tempérance. Elle inciterait à la méditation et renforcerait l’intuition. Symbole de sagesse et de force, conformément à son étymologie (du grec amethustos = qui n’est pas ivre), elle aiderait à combattre toutes les ivresses et chasse les pensées obsessionnelles. Sa présence dans la chambre à coucher favoriserait un sommeil paisible après des activités intellectuelles intenses.

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Ceci est un cristal de roche d’Arkansas. On appelle « cristal de roche » le quartz incolore. L’oxyde de silicium qui le compose est l’un des minéraux de base de notre sol, mais aussi de notre structure cellulaire. Il est conseillé en association avec les autres minéraux pour amplifier leurs propriétés. Porter un cristal de roche (en pendentif, par exemple) intensifierait notre rayonnement et notre aura.

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Enfin, cette pierre est un quartz rose. Sa couleur est donnée par des traces de fer et de titane. Ce cristal est considéré par certains comme une présence débordante d’amour qui vient combler les carences affectives (cependant difficilement trouvable sous forme phallique). Pierre de pardon et de paix, elle guérirait les peines de cœur les plus profondes. Doux et apaisant, le quartz rose favoriserait un sommeil paisible, en bloc ou en boule à côté du lit.

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par Antinoüs publié dans : Cogitations et billevesées
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Jeudi 14 juin 2007

Chers amis, chers futurs ennemis, 

l’article que vous vous apprêtez à lire est la joyeuse conséquence d’un reflux biliaire exceptionnellement acide qui me perfore les entrailles de ses griffes véhémentes. Ce qui suit est politiquement incorrect pour un blog classé « gay et lesbienne ». 

En effet, je ne puis m’enfermer dans un mutisme carpesque à l’heure où se prépare cette grotesquerie déambulatoire annuelle. Je veux parler, évidemment, de la Gay Pride, ce défilé de dindonneaux qui parviennent à usurper la première place du ridicule aux dindes de l’éleveuse avicole chapeautée de noir et blanc. 

Quand j’étais ado, la Gay Pride contribua ignominieusement à conforter le sentiment de honte qu’une société judéo-chrétienne avait fait naître en mon cœur encore malléable à l’égard de ma sexualité. En voyant ces pauvres garçons pas finis se trémousser à poil, en cuir ou avec des plumes, sur des chars et sous l’œil badin du quidam goguenard regrettant de ne pas trouver dans ses poches quelques cacahuètes projectibles avant de lâcher aux journalistes de France 3 « Faut êt’ tolérant, on est quand même en [année en cours], tout le monde a le droit de s’esprimer, même les tap... même les gens comme eux », en voyant ces parodies épilées de l’homosexuel moyen, dis-je, je songeais que je ne pouvais pas être homo. « D’accord, je crève d’envie de me taper mon meilleur pote, mais cela signifie-t-il qu’il me faille tortiller du cul, adopter le dernier uniforme bariolé tout droit sorti de l’imagination embuée d’un créateur de mode cocaïnomane et vociférer ma fierté d’aimer mes congénères du même sexe ? Pas question, plutôt mourir ! » Voilà qu’elle était ma réaction adolescente devant cet affligeant carnaval sexué. 

Pour les derniers anglophobes, je rappelle que « gay pride » se traduit par « fierté gay ». Quelqu’un saura-t-il m’expliquer en quoi sa sexualité, qu’elle soit homo, hétéro ou bi, peut être une source de fierté ? C’est comme si on était fier d’être blond ou brun. La fierté doit porter sur ce qu’on est capable d’accomplir, non sur un état de fait dont seuls la Nature et le Hasard peuvent s’enorgueillir. Un enfant est fier de l’affreux collier de nouilles qu’il a peint pour sa mère. En revanche, un adulte empreint d’un peu de bon sens, n’aura aucune raison d’être fier de se sentir attirer par « il » ou « elle ». Cette fierté proclamée par un certain nombre de gay est aussi puérile que la honte que j’éprouvais étant gamin. 

Comprenons-nous bien : si des types à moitié nus prennent plaisir à opiner du chef frénétiquement sur leur char comme un chien en plastique sur la plage arrière d’une voiture ou à faire coucou aux badauds comme s’ils se prenaient pour la reine d’Angleterre, libre à eux. Mais je préfèrerais (vraiment) que ces petits drôles ne se croient pas investis de la mission, trop pesante même pour leurs épaules body-buildées, de représenter les homosexuels en général. Je suis gay, mais je ne me reconnais nullement dans cette parade de clichés sur pieds qui fait, à n’en pas douter, plus de mal que de bien à l’avancée de nos droits, véhiculant des images d’Epinal dégradantes qui deviennent des pierres de lynchage (ou des cocktails Molotov) entre les mains des homophobes. 

Pour finir sur une note moins acide, le pansement gastrique que j’ai ingéré commençant à agir, je soulignerai tout de même que je suis heureux de vivre dans un pays où ce genre de bêtise peut avoir lieu en toute liberté. Si le déroulement de la Gay Pride venait à être empêchée (par une droite sarkozyste, par exemple), je serais le premier à protester. Je-ne-sais-plus-qui a dit, en paraphrasant quelqu’un-dont-il-avait-oublié-le-nom : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire. »

par Antinoüs publié dans : Cogitations et billevesées
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Dimanche 10 juin 2007

Je dédie ce chapitre à l’un de mes plus fidèles lecteurs, Pink Martini, en lui souhaitant un réveil des plus prompts et des plus doux. 

Mardi 2 mai 1995, fin d’après-midi. Ma mère remarque mon air jovial. Comme tous les jours, elle est assise sur un banc, derrière l’immeuble, à échanger les derniers commérages de la cité avec les autres nourrices. « Ah ! C’est rare de te voir souriant comme ça. Tu as eu des bonnes notes au lycée ? » 

Non, Maman, je souris aux anges parce que bientôt je ne serai plus là pour entendre dire que tu es une langue de vipère qui colporte, quand tu ne les inventes pas, les ragots les plus infâmes sur nos voisins. Je souris aux anges parce que je ne t’entendrai plus à longueur de temps me dire du mal de ton mari en commençant tes phrases par « Figure-toi que ton père... » Je souris aux anges parce que lui et toi pourrez vous hurler dessus et vous insulter sans que je sois obligé de t’enlever les couteaux des mains ou de vider ses bouteilles de pinard dans l’évier. Je souris aux anges parce que je n’aurai plus à te et à me cacher que je suis un pédé, un pervers, un monstre, donc. Je souris aux anges parce que je ne me consumerai plus à aimer Mathieu sans retour possible. Je souris aux anges parce que je vais les retrouver. S’ils existent. 

- Y a une surprise qui t’attends là-haut. 

- Là-haut ? 

- Bah, à la maison. Qu’il est bête ce môme ! (rires des nourrices). Ton gâteau d’anniversaire ! 

- Ah, oui ! Je le savais, ce n’est pas une surprise, maman. 

- Et voilà ! s’exclame-t-elle dans un effet de manche à l’intention des nourrices, il est blasé ! On essaie de lui faire plaisir, on se met en quatre et voilà le remerciement ! (rires) 

Je dis « bonne soirée » et je file sans demander mon reste. Rien n’entame ma bonne humeur. C’est le jour le plus important de ma vie. Le dernier. 

« Ne mange pas tout ! Garde-z-en pour demain ! » hurle-t-elle alors que je suis déjà à vingt mètres d’elle. Je fais en geste affirmatif de la main. Rien n’entamera ma bonne humeur. 

L’appartement est vide. Mon père ne rentrera pas avant une heure et ma mère ne remontera pas avant deux heures, ça me laisse tout le temps nécessaire. Je commence par manger une part de gâteau. Il est au chocolat et délicieux. Rien ne m’interdit de ma faire plaisir avant de partir. Au contraire, mieux vaut en profiter. Curieusement, ma sérénité est pleine et, pourtant, je suis déterminé, je sais que je ne retournerai pas en arrière. Souvent, étouffant de douleur morale, j’ai cru que j’allais mettre fin à mes jours. Mais la souffrance me faisait déraisonner, m’interdisait toute prise de décision importante ; une petite voix me répétait chaque fois : « Tu as mal, tu ne peux pas prendre une décision aussi grave dans cet état ». Ce mardi soir, je suis calme, tranquille, je suis conscient de ce que j’ai décidé, de ce que je vais faire. Je vais prendre la seule porte de sortie qui me soit accessible, afin de ne plus jamais ressentir cette douleur insupportable qui me rend fou et m’empêche justement de partir. Procédons par ordre. 

D’abord, me faire une toilette minutieuse et enfiler mes vêtements les plus élégants. Je veux laisser une dernière image de moi la moins affligeante possible. Dans le miroir, je souris toujours. 

Ensuite, rassembler tous les comprimés de Lexomil que je pourrai trouver dans l’appartement. Une boîte pleine et une autre à moitié vide dans la pharmacie, ainsi que ceux que je mets de côté depuis... depuis quand déjà ? Depuis que je me suis résolu à attendre ce jour qui finirait par venir. Je commence à en prendre trois, pour m’assurer qu’il n’y a plus de retour en arrière envisageable. Trois, c’est sûrement déjà trop. Quand je pense à l’effet d’un seul demi... 

Enfin, j’entreprends d’écrire des lettres. 

Chers Maman et Papa, 

Je n’ai pas fait cela pour vous faire de la peine, mais parce qu’il m’était devenu impossible d’agir autrement. Si vous voulez me faire plaisir une dernière fois, j’aimerais que vous me promettiez de ne plus jamais vous disputer. Vous n’êtes absolument pas responsable de mon départ.
 

Trois comprimés ne m’ont rien fait, apparemment. Trois ? Ou plus ? J’ai perdu le décompte. Je me sens ivre, je me sens bien. Je vais prendre le reste de mon stock avant d’entamer les boîtes. 

Chère Samira, 

J’espère que tu n’auras pas trop de peine à cause de ce que j’ai fait. Tu es l’une des personnes que j’aime le plus au monde, bien que nos chemins se soient un peu séparés ces derniers temps. N’oublie pas tous nos bons souvenirs : la classe de nature à Kerjouano, les B.D. que nous avons faites en regardant les dessins animés japonais de La 5, toutes les heures que nous avons passées ensemble en cachette de te parents... Je t’aime comme ma petite sœur.
 

J’ignore à combien j’en suis, j’ai du mal à vérifier le contenu des boîtes, comme si j’oubliais à mesure que je regarde leur contenu. Comme si les boîtes se multipliaient plus vite que je ne suis capable de compter les comprimés. Quelle importance ? Je dois tout avaler, tout ce que je trouve. 

Cher Mathieu, 

Tu es sans doute surpris par ce que j’ai fait. Trop de choses m’étaient devenues insupportables. Ca n’a rien à voir avec toi. J’espère que tu seras heureux avec Marie et que tu lui accorderas un peu plus de considération, je crois qu’elle t’aime vraiment.
 

« Reste avec nous, gamin, ne t’endors pas ! » 

Un grand Noir en blouse blanche est penché au-dessus de moi. Il ne cesse de me parler, de me raconter sa vie, de m’ouvrir les yeux avec ses pouces, pour m’empêcher de dormir. Pourtant, je suis si bien, bercé par les aléas de la route. Même cette sirène incessante ne saurait déranger ma douce somnolence. Qu’on me laisse tranquille ! Mais voilà que je suis agressé par... deux, quatre, huit ? bras qui me manipulent en tous sens. On introduit de force quelque chose dans ma bouche. Je recrache, c’est une pâte noire infecte. De la poudre de charbon. On me parle, je veux qu’on me laisse dormir. Je dors. 

Je me réveille dans une chambre sans murs, une sorte de cage de verre autour de laquelle quelques femmes en blanc vaquent à leur activités. Je dois partir d’ici car ici, on m’empêche de partir. Je me lève péniblement, comme dans ces cauchemars où nos membres pèsent des tonnes. Je me dirige vers mon pantalon, sur le dossier d’une chaise, mais mes pieds sont comme englués sur le sol. Je suis trop lent. L’une de mes garde-chiourmes vient me prendre dans ses bras pour me reconduire à mon lit. « Il est trop tôt pour te lever, mon petit, me dit-elle. Il est réveillé ! lance-t-elle à l’une de ses complices. » Je dors. 

Je me réveille. Un homme en costume-cravate est assis sur une chaise à mon chevet. Il n’a pas quarante ans, mais n’a plus beaucoup de cheveux. Il me sourit de façon bienveillante. « Bonjour. Je suis le docteur Arnaud. Comment vous appelez-vous ? » Ma réponse semble le satisfaire. Que je sois capable de décliner mon identité semble relever du miracle, dirait-on. Quel est ce monde dans lequel je me réveille où vous parvenez à impressionner favorablement quelqu’un rien qu’en lui donnant vos nom et prénom ? Ca me va, je suis à la hauteur, le bac n’aurait pas été aussi simple. « Vous savez pourquoi vous êtes ici ? » Aïe ! Là, ça se corse. Je me précipite sur la réponse la plus simple, je réponds par la négative. 

- Vous avez avalé l’équivalent de presque trois boîtes de Lexomil. Vous voulez me dire pourquoi vous avez fait ça ? 

- J’étais stressé, c’était juste pour me détendre. 

- Pourquoi en avez-vous pris autant ? 

- J’étais très stressé. 

- Pour quelle raison ? 

- C’est bientôt le bac. Je suis un nul, je n’arriverai jamais à l’avoir. 

Tout en répondant cela, je m’aperçois que je ne mens pas, que c’est effectivement l’une des raisons de ma motivation, dont je n’avais pas conscience. Je sais aussi que je tais l’essentiel. 

- Je suis psychiatre, je peux vous aider. Voulez-vous que nous nous revoyons en dehors de cet hôpital, dans deux ou trois jours ? 

- Quelle heure est-il ? On est quel jour ? 

- Nous sommes le 3 mai, il est dix-huit heures. C’est votre anniversaire aujourd’hui, vous avez vingt ans. Alors, voulez-vous qu’on se revoit ? 

- Il est quelle heure ? insisté-je, non par mauvaise volonté mais parce que j’ai déjà oublié ce qu’il m’a dit. 

- Répondez d’abord à ma question, s’il vous plait. 

- Oui. 

- Bien, vous allez donc pouvoir sortir d’ici une heure. Je vais laisser pour vous un rendez-vous avec les coordonnées de mon cabinet. 

J’ai répondu oui, mais je ne sais pas à quoi. J’ignore qui est cet homme, je crois qu’il me l’a dit mais je n’arrive pas à retenir les informations qui me parviennent. Mes parents m’aident à m’habiller. Depuis quand sont-ils là ? Depuis quand m’aident-ils à enfiler mes vêtements ? Je n’ai pas envie de les voir. Je leur demande sans cesse l’heure qu’il est. Impossible de m’en souvenir, ça change tout le temps. Mais ils ont l’air gentil, calme, ils se parlent aimablement. Mon père s’adresse à moi avec douceur, comme lorsque j’étais petit et qu’il n’avait pas trop bu. C’est une version de mes parents qui me séduit assez, quoi que je ne comprenne pas ce qui a pu produire un tel changement. Dans la voiture, ma mère demande à mon père, comme si je ne pouvais pas entendre : 

- Tu crois que c’est normal qu’il demande l’heure tout le temps, comme ça ? 

- Le toubib t’a dit que c’était une façon de reprendre pied dans la réalité. 

Sans transition, je suis dans mon lit. Il fait encore jour dehors. Les épais rideaux bleus laissent passer la lumière, mais certains bruits de la ville me font sentir que c’est le soir. Je m’apprête à m’endormir. Je me relève soudain et saisis un livre sous mon bureau. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je fais, je ne comprends qu’en trouvant trois lettres dissimulées dans la couverture. Je n’ai pas besoin de les lire, je me sens seulement soulagé de les avoir cachées avant de... avant quoi ? Je m’endors.

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Aube, par Nebojsa Zdravkovic (Serbie, XXè siècle)

par Antinoüs publié dans : Autobiographie
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Dimanche 3 juin 2007

anti_bug_fckAujourd’hui, je vous présente un de mes dessins... histoire de rigoler un peu ! Il s’agit de mon premier dessin façon animation nippone dont le résultat me satisfit. Jusqu’alors, chaque fois que je m’écartais du style de la B.D. franco-belge, je m’avouais vaincu par une maladresse qui aurait fait rire un manchot ayant deux pieds gauches. Et puis, un soir de l’hiver 1988 (j’avais donc 13 ans), j’achevai ce dessin et je me dis : «  C’est beau ! C’est tout à fait comme un personnage de dessin animé japonais ! » 

Evidemment, je suis très amusé maintenant que je regarde cette relique, presque vingt ans plus tard, c’est d’une telle naïveté ! Mais je la conserve précieusement, en souvenir de ce sentiment d’avoir réussi quelque chose à force d’acharnement.

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par Antinoüs publié dans : Gribouillages
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