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Je suis né en 1975. Mon principal trait de caractère : l'hypersensibilité. Qualité que j'apprécie chez autrui : l'honnêteté. Mon occupation préférée : la lecture. Mon rêve de bonheur : passer ma vie auprès d'Hadrien. Couleur que je préfère : lavande. Mon animal préféré : le chat. Ce que je déteste par-dessus tout : le bruit. Don que je voudrais avoir : celui de me rendre invisible.
***
Il y a actuellement  6  curieux errant dans mon Sanctuaire. Faut vraiment n'avoir que ça à faire !
***
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite un agréable moment en ma compagnie.
Antinoüs

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Mardi 31 juillet 2007

Quelle est la différence entre l’Abominable Homme des neiges et l’Abominable Femme des neiges ? 

Une abominable paire de couilles.

par Antinoüs publié dans : Enfin bref...
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Mardi 24 juillet 2007

Les semaines qui suivirent ne laisseraient dans mon souvenir qu'un épais brouillard difficilement pénétrable. Les anxiolytiques avaient embrumé mon cerveau, et ma capacité mémorielle équivalait à celle d'un poisson rouge qui oublie tout en l'espace d'un tour de bocal. De même que celui-ci ne peut jamais s'ennuyer, redécouvrant en permanence le salon dans lequel trône son aquarium, de même je m'émerveillais à chaque instant d'être là où j'étais, me demandant comment je pouvais y être parvenu, alors que je n'en gardais pas le moindre souvenir. 

Tiens ! Je suis dans ma chambre avec Mathieu. Depuis quand est-il là ? Qu'est-ce que je faisais une seconde auparavant pour ne pas m'être aperçu de sa présence ? C'est comme si je venais au monde à l'instant même, sensation étrange... 

– C'est nul ce que tu as fait ! me répétait-il. 

– Tu as eu peur ? demandais-je. 

– Pas vraiment. Je savais que tu n'étais plus en danger quand Sandrine m'a tout raconté. Et Samira, elle le sait ? 

– Non ! Elle me le reprocherait et voudrait savoir pourquoi. Toi, tu ne veux pas savoir ? 

– Bof, ce qui est fait est fait. Ca m'a gonflé, surtout, parce que ça m'a perturbé au point que je n'ai même pas pu baiser Marie, hier ! 

– C'est tout ce qui te préoccupe. 

– Non, c'est pour te dire que ça m'a perturbé, insista-t-il en forçant sur le froncement de sourcil mélodramatique. Mais, bon, de toute façon je la vois ce soir, ça va y aller, je vais me les vider ! 

Même si je n'en avais pas conscience alors, c'est à ce moment précis que je cessai de me sentir attaché à lui, lorsque je réalisais que ma mort ne lui causerait comme seul soucis qu'un déclin momentané de sa libido. Je me retrouvais incapable d'aimer une seconde de plus un être aussi égocentrique. 

Mais pourquoi pensais-je à lui alors que j'étais attablé chez Sandrine, des bouquins d'histoire-géo ouverts devant nous ? 

– C'est génial ! s'exclama-t-elle. Tu connais toutes les villes de Chine et du Japon ! 

– Ah ? 

– Vas-y, récite-les encore une fois. 

– Euh... je ne les connais pas. Enfin, je ne les connais plus. 

– C'est tout à fait normal, les choses vont se remettre en place petit à petit, me dit le Docteur Arnaud sur le ton du réconfort. 

Nous étions dans le bureau de mon psychiatre. Bizarre, j'aurais juré qu'une seconde avant, je révisais pour le bac avec Sandrine. 

– En attendant, lui répondis-je, car je semblais savoir de quoi nous parlions, le bac approche et je ne retiens rien. 

– Vous vous inquiétez trop pour cet examen. Au point d'avoir avalé tous ces cachets ? N'y a-t-il pas une autre raison ? 

– Je vous l'ai dit, ça me stresse que mes parents se disputent tout le temps. 

– Et Mathieu ? Vous parlez souvent de lui. Vous ne pouviez pas lui parler de ce stress ? 

– Non. 

– Pourquoi ? 

– Je ne sais pas. C'est mon meilleur ami, je ne voulais pas l'embêter avec ça. 

– Les amis sont aussi là pour qu'on se confie à eux. Je suis sûr que ça ne l'aurait pas dérangé. 

– Moi, je ne me confie à personne. 

– Pourquoi ? 

Je laissai la conversation s'effondrer dans le silence jusqu'à ce qu'il se décide à me dire : « Bon, nous nous revoyons la semaine prochaine. N’oubliez pas de prendre votre antidépresseur tous les jours. » Evidemment que je le prenais ! En doutait-il ? Tout ça parce que je n’avais pas envie de répondre à toutes ses questions ? 

Au moins de juin, je fus tout à fait réveillé et apte à passer le bac. Je l’obtins de justesse, mes révisions n’ayant pu me profiter pleinement que depuis peu. 

– Eh bien, vous voyez, il était inutile de vous inquiéter autant ! triompha le docteur Arnaud. Tout va bien maintenant, hein ? 

– Oui, je crois. 

– Mais peut-être n’était-ce pas le bac qui vous préoccupait, vous ne semblez pas tellement réjoui. 

– J’ai de plus gros ennuis que le bac, dis-je sans savoir jusqu’où j’irais dans mes confidences. 

Depuis ces dernières semaines, le docteur Arnaud avait su gagner ma confiance. Il trouvait souvent les mots justes, riait à mes plaisanteries sans être dupe de ma souffrance morale, il semblait me comprendre. Il m’avait répété maintes fois, au détour de nos dialogues, qu’il était tenu au secret professionnel, qu’il ne serait pas en droit de raconter quoi que ce fût de ce qui se disait dans son bureau, qu’entre ces murs, je pouvais m’exprimer comme nulle part ailleurs. J’étais arrivé au point au je voulais lui faire réellement confiance, parce que je n’en pouvais plus. Si je continuais à me mentir, à ne pas formuler la vérité, j’allais devenir fou. Il fallait que je le lui dise, au moins à lui, pour m’entendre le dire et... et quoi ? J’ignorais ce qu’il se passerait ensuite, mais il le fallait, mon secret m’étouffait et m’infligeait une douleur morale d’un degré tel que je risquais à nouveau d’avaler le contenu d’une boîte de Lexomil pour ne plus ressentir cela. 

– Et quels sont ces « gros ennuis » ? m’interrogea-t-il patiemment, d’une voix bienveillante. 

– En fait, je n’en ai qu’un, mais ma vie en est gâchée. C’est quelque chose de très grave. 

– Ca concerne Mathieu ? lâcha-t-il d’un coup. 

– Non !... Si. Un peu. Je crois... je crois que j’aime les hommes. 

– Que voulez-vous dire exactement, me demanda-t-il d’un air complice qui signifiait qu’il avait compris et qu’il n’était pas étonné du tout. 

– Je suis... pédé, finis-je par dire en m’effondrant en larmes. 

Je pleurais comme je l’avais rarement fait, mes réserves lacrimales me paraissaient intarissables, j’étais secoué de sanglots bruyants, ma tête me semblait sur le point d’exploser. Quand je fus calmé, tandis que mon psy entamait une deuxième boîte de 150 mouchoirs en papier qu’il me tendait amicalement en échange de la première que je lui rendais vide, il me demanda avec malice : 

– Est-ce si terrible que ça ? 

– Evidemment ! m’exclamais-je, l’air indigné. Je suis homo, c’est horrible ! Je déteste les homo ! 

– Les détestez-vous vraiment ? 

– Oui, comme tout le monde. Les gens pensent que les homo sont pervers et ridicules. 

– Ce n’est pas vrai, « tout le monde » ne pense pas ça. Moi, je ne le pense pas. Et vous ? 

– Non, je ne le pense pas. Mais, moi, je suis homo. Autour de moi, soit on n’en parle pas, soit on en parle de façon péjorative. 

– Eh bien, moi, j'en parle et je ne vois pas ce qu'il y a de mal à cela, je considère l'homosexualité comme naturelle, et je ne lui vois rien de péjoratif ou de mélioratif. 

J’avais déjà remarqué depuis longtemps son alliance et le cadre avec la photo de ses enfants posé sur son bureau. On pouvait donc être un médecin honorable, père de famille et ne pas considérer les homosexuels comme des criminels ? Tous les sophismes qui avaient cimenté mon éducation au sujet de la sexualité, qu’ils soient issus des médias ou de mes parents, s’effritaient comme un crépit tombant en poussière. 

Le Docteur Arnaud m’expliqua, au fil de nos séances, que les hétéro avaient souvent des penchants homosexuels, notamment à l’adolescence, mais que leur éducation pouvait les amener à rejeter cette évidence au point de se montrer des plus virulents à l’égard des homo. Certains homosexuels eux-mêmes rejetaient leur identité sexuelle pour des raisons religieuses ou sociales, ce qui les faisait passer à côté de leur vie. Je me rendais compte que j’avais failli ainsi détruire la mienne. 

Certes, notre Société ne se montrait pas des plus accueillantes, il faudrait attendre l’arrivée de nouvelles séries télévisées américaines, vers la fin des années 90, pour découvrir enfin des gays et des lesbiennes « normaux », non caricaturés, sur le petit écran ; mais je comprenais qu’il était inutile de lutter contre sa nature, il valait mieux remonter ses manches pour se faire une place au soleil. Je faisais partie de ce monde, j’en avais le droit, que je fusse homo ou hétéro. 

Cette prise de conscience fut pour moi comme une seconde naissance. C’était l’été 1995. J’avais vingt ans et quelques semaines, mais je percevais désormais le monde tel un nouveau-né, avec enthousiasme et naïveté.

par Antinoüs publié dans : Autobiographie
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Samedi 21 juillet 2007

 

 

Plus bleu que le bleu de tes yeux
(Charles Aznavour)
 
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre le ciel
Et je me dis : "Mon Dieu,
Mais c'est sensationnel,
Tant de bleu."
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre tes yeux
Et je me dis : "Mon Dieu,
C'est vraiment merveilleux,
Tant de bleu."

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.

Si un jour tu devais t'en aller
Et me quitter,
Mon destin changerait tout-à-coup
Du tout au tout.

Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.
Plus noir que le noir de mon cœur,
La terre en profondeur
N'aurait pas sa noirceur.
Plus vide que mes jours sans toi,
Aucun gouffre sans fond
Ne s'en approchera.
Plus long que mon chagrin d'amour,
Même l'éternité
Près de lui serait court.
Plus gris que le gris de ma vie,
Rien ne serait plus gris,
Pas même un ciel de pluie.

On a tort de penser, je sais bien,
Aux lendemains.
A quoi bon se compliquer la vie
Puisqu'aujourd'hui...

Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois que les rêves
Que m'apportent tes yeux...
par Antinoüs publié dans : Journal intime
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Vendredi 20 juillet 2007

stardouche-academy.JPGLe Château des nazes
(paroles : Antinoüs - musique : Michel Polnareff)


Ils seront vendus demain matin
A la FNAC, à Virgin
Pour les idiots.
Tout a commencé en 2001
On faisait un casting
Dans le château.

Dans le château des nazes
Le plus grand bruit du monde
Le Lay et Aliagas
Massacraient tout le monde
Nicoletta, Berger
Bécaud et Elton John.
Blotti sur mon divan
Moi je grinçais des dents
Je regardais chanter
Jenifer et Frégé.

Ils seront vendus demain au jour
C'est tant mieux pour la fille
De ce château.
Car je crois qu'elle aimait faire l'amour
Devant toute sa famille
Dans le château.

Dans le château des nazes
On filmait dans les chiottes
Le Lay et Aliagas
Piégeaient toutes les sottes
Caméras qui les toise
Micros même quand elles rotent.
Blotti dans mon divan
Je fermais les tympans
Je regardais chanter
Lemarchal et Vaé.

Ils seront vendus par TF1
C'est ainsi lorsqu'on signe
Les yeux mi-clos.
Voyeurisme, vacarme et Tintouin
C'est ça la vie indigne
De ce château.

Pour le château des nazes
Peut-être que Nolwenn
A l'heure où on l'écrase
Ressentira d'la haine.
Mais ma dernière phrase
Sera pour que l'on plaigne
Lucie, Michal, Emma
Lukas et Jérémy :
Le Lay va oublier 
Qu'il les a exploités.

par Antinoüs publié dans : Griffonnages
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Jeudi 19 juillet 2007

Aujourd'hui s'écoule le 11762ème jour de ma vie. Et vous, vous en êtes où ?

par Antinoüs publié dans : Enfin bref...
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Lundi 9 juillet 2007

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis qu’il a été élu président en 2000, George Bush n’a pas pris en ride. C’est donc vrai qu’Al-Qaida serait anti-Occident ?

Parce que je ne vaux rien

par Antinoüs publié dans : Enfin bref...
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Samedi 7 juillet 2007

« L’homme descend du singe. » Pour en descendre, il a bien fallu dans un premier temps qu’il monte dessus ! C’est dégueulasse !

par Antinoüs publié dans : Enfin bref...
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