Il y a actuellement 2 curieux errant dans mon Sanctuaire.
Chers amis, chers futurs ennemis,
l’article que vous vous apprêtez à lire est la joyeuse conséquence d’un reflux biliaire exceptionnellement acide qui me perfore les entrailles de ses griffes véhémentes. Ce qui suit est
politiquement incorrect pour un blog classé « gay et lesbienne ».
En effet, je ne puis m’enfermer dans un mutisme carpesque à l’heure où se prépare cette grotesquerie déambulatoire annuelle. Je veux parler, évidemment, de la Gay Pride, ce
défilé de dindonneaux qui parviennent à usurper la première place du ridicule aux dindes de l’éleveuse avicole chapeautée de noir et blanc.
Quand j’étais ado, la Gay Pride contribua ignominieusement à conforter le sentiment de honte qu’une société judéo-chrétienne avait fait naître en mon cœur encore malléable à l’égard de ma
sexualité. En voyant ces pauvres garçons pas finis se trémousser à poil, en cuir ou avec des plumes, sur des chars et sous l’œil badin du quidam goguenard regrettant de ne pas trouver
dans ses poches quelques cacahuètes projectibles avant de lâcher aux journalistes de France 3 « Faut êt’ tolérant, on est quand même en [année en cours], tout le monde a le droit de
s’esprimer, même les tap... même les gens comme eux », en voyant ces parodies épilées de l’homosexuel moyen, dis-je, je songeais que je ne pouvais pas être homo. « D’accord, je crève
d’envie de me taper mon meilleur pote, mais cela signifie-t-il qu’il me faille tortiller du cul, adopter le dernier uniforme bariolé tout droit sorti de l’imagination embuée d’un créateur de mode
cocaïnomane et vociférer ma fierté d’aimer mes congénères du même sexe ? Pas question, plutôt mourir ! » Voilà qu’elle était ma réaction adolescente devant cet affligeant
carnaval sexué.
Pour les derniers anglophobes, je rappelle que « gay pride » se traduit par « fierté gay ». Quelqu’un saura-t-il m’expliquer en quoi sa sexualité, qu’elle soit homo, hétéro ou
bi, peut être une source de fierté ? C’est comme si on était fier d’être blond ou brun. La fierté doit porter sur ce qu’on est capable d’accomplir, non sur un état de fait dont seuls
la Nature et le Hasard peuvent s’enorgueillir. Un enfant est fier de l’affreux collier de nouilles qu’il a peint pour sa mère. En revanche, un adulte empreint d’un peu de bon sens,
n’aura aucune raison d’être fier de se sentir attirer par « il » ou « elle ». Cette fierté proclamée par un certain nombre de gay est aussi puérile que la honte que
j’éprouvais étant gamin.
Comprenons-nous bien : si des types à moitié nus prennent plaisir à opiner du chef frénétiquement sur leur char comme un chien en plastique sur la plage arrière d’une voiture ou à faire
coucou aux badauds comme s’ils se prenaient pour la reine d’Angleterre, libre à eux. Mais je préfèrerais (vraiment) que ces petits drôles ne se croient pas investis de la
mission, trop pesante même pour leurs épaules body-buildées, de représenter les homosexuels en général. Je suis gay, mais je ne me reconnais nullement dans cette parade
de clichés sur pieds qui fait, à n’en pas douter, plus de mal que de bien à l’avancée de nos droits, véhiculant des images d’Epinal dégradantes qui deviennent des pierres de lynchage (ou des
cocktails Molotov) entre les mains des homophobes.
Pour finir sur une note moins acide, le pansement gastrique que j’ai ingéré commençant à agir, je soulignerai tout de même que je suis heureux de vivre dans un pays où ce genre de bêtise
peut avoir lieu en toute liberté. Si le déroulement de la Gay Pride venait à être empêchée (par une droite sarkozyste, par exemple), je serais le premier à protester.
Je-ne-sais-plus-qui a dit, en paraphrasant quelqu’un-dont-il-avait-oublié-le-nom : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrais pour que vous puissiez le
dire. »
Pour la citation, c'est Voltaire, me semble-t-il.
Concernant la Gay Pride, je n'en connais que les images télévisuelles, où, inmanquablement, on nous ressort le cliché: " regardez! les folles sont de sortie!", parce qu'au fond, çà rassure la société, ce genre d'images, çà la conforte dans l'idée selon laquelle les homos sont "différents", çà ne bouscule pas leurs représentations sur les homos, et finalement, les "vrais" homos, ceux qui suivent les chars, on ne les montre jamais et c'est çà qui m'énerve dans ce genre de manifs.
Pourquoi ne défile-t-on pas sobrement pour revendiquer enfin le droit à l'indifférence? à l'égalité?
Certains diront que la gay pride se doit d'être festive. N'est-ce pas s'accrocher à des clichés "stupides" qui représentent les homos en nigthclubbers infatigables, pas tout à fait matures qui se déhanchent sur de la techno et des icônes prétendument gays.
Maintenant, même si je n'ai pas une haute opinion de cette gay pride qui l'an dernier s'est transformée en socialo pride, d'ailleurs, comme je n'ai encore jamais vu cela en réel, j'aimerai bien voir çà un jour. (mais le 30, je ne pourrai pas pour cause d'extraction de dent de sagesse).
Si la gay pride a pu servir autrefois, je pense qu'aujourd'hui elle est un facteur de stagnation qui renvoie une image trop péjorative des homos; il faut inventer d'autres actions plus dynamiques et modernes.
Bien sûr, çà choque ceux, homos comme hétéros, qui voudraient absolument nous enfermer dans un communautarisme gay et qui voudraient, à cause de cela, que l'on se distinguât de nos concitoyens; mais justement, je refuse d'être enfermé dans ce "truc" où je ne me reconnais pas. J'ai déjà eu l'occasion de le dire sur mon blogue.
Arf, oui, les média. Si on veut. Evidemment. Tous pourris, quoi, hmm ? Bof. Je pense que pour une fois, on peut lâcher la grappe aux média. Car sur la longueur du cortège, pour avoir vu sur des images prises par hélicoptères, qui donc, donnaient un aperçu global du défilé, quelle proportion à l'image moins "exotique" de l'homosexualité ? Honnêtement ? Est-ce représentatif ?
Mais en dehors de l'aspect médiatique : rien que le terme "gay" sonne faux. Je ne me considère pas comme gay. Du coup, c'est clair que je ne risque pas de dire "moi en tant que gay". Car ça ne regarde personne d'une part, ensuite, c'est très impoli de dire "moi je". Exemple : lors d'un don du sang, on me demande mes préférences sexuelles. Je réponds : zoophile. Pouf. Comme ça, ils sont contents, je peux donner mon sang, je ne suis pas le dangereux gay contagieux. Sérieusement (quoique je répondrai forcément une connerie vache si on me demande un jour), je ferai comprendre avec fermeté que ça ne regarde personne d'autre que moi de connaître mes "préférences sexuelles". Je ne donne déjà pa mon étiquette politique, ni le niveau de mes revenus, je ne vais pas donner mes mensurations non plus tant qu'on y est ?!? :o)
Je suis un peu navré de lire ce type d'article. Vraiment. Chacun à le droit d'avoir son propre opinion sur la question. De là à avoir un esprit aussi tranché pour certain chez les homos me donne des sueurs froides. C'est l'un des éternels sujets de conversations un peu prise de tête ou le ton monte rapidement.
Mais de là à être choqué par l'image que véhicule la Gay Pride parce que Cuir, SM, Trans, et bodybuildés se trémoussent sur des chars, je ne comprends pas. Là il il faut réfléchir... c'est que peut etre vous n'assumez pas aussi bien votre homosexualité que vous le prétendez. (et ce n'est pas une tare !)
Pour ma part, La marche des fiertés est un grand moment. Celui ou l'on peux déflier dans la rue main dans la main, avec ses amis, sa famille, ses enfants... et partager tous ensemble des revendications communes.
Il y aura toujours des cons qui, Gay pride ou non, folles ou pas, penseront que l'homosexualité est une tare. Ce n'est en aucun cas cette manifestation qui "plombe les mentalités des hétéros"... mais plutôt l'éducation qu'ils ont recus...
Et puis, a ceux qui sont si choqués des torses luisants et des trav, trans, sm qui défilent dans la rue, rien ne vous empeche de porter la soutane pour défiler !
Bsr,
"Je ne suis pas d'accord ... " etc. cette citation est attribué à Voltaire ...
Gay = communauté homosexuelle qui défend un certain nombre de principes, de modes de vie etc.
Ce qui veut dire qu'improprement, la plupart des homosexuels se disent gays sans l'être. Il ne faut pas être surpris ensuite que les manifestations de type "gay", ne soient pas appréciées de certains homosexuels qui n'appartiennent pas à une communauté précise.
Je crois que la provocation - car pour moi la gay pride en est une, - fait partie d'un mode de vie de certains homosexuels. Provocation par le verbe, le sens, le geste etc. qui ne met en valeur que ce qui se trouve juste en dessous de la ceinture. Ces démonstrations qui ne servent qu'à faire courir les imbéciles me paraissent dangereuses sous cette forme. Elles gênent les vrais mouvements qui se battent pour de vrais problèmes et elles ghetttoïsent un peu plus les homosexuels. Rien ne prouve que la situation ne reviendra pas à une époque pudique (n'oublions pas le black-out sur la sexualité des années 50 à 70 alors qu'au début du siècle on tournait des films pornos qui n'ont rien à envier à ceux d'aujourd'hui hormis la technique qui a fait des progrès et les chasses aux sorcières ... l'homme a 2000 ans d'expérience mais n'oublions pas que tous les 100 ans, il prend un malin plaisir à les recommencer). Ce n'est plus de l'amusement, du déguisement, mais des démonstrations insultantes pour les homosexuels qui ne cherchent aucune démo car ça les met au même rang que ces grotesques personnages et pour les autres. Ce n'est pas du folklore car il y a une tradition dans le folklore qui n'existe pas dans cette fête. C'est une journée déplacée vis-à-vis de l'exemple que ça peut donner aux enfants notamment etc. Personnellement, à chacun sa sexualité, mais si toutes les tendances devaient s'afficher de cette manière, on finira par voir dans les rues de Paris défiler des chevaux, des chiens, des ânes, ces boucs ... grimpant certains arrières trains de zoophiles convaincus. C'est purement navrant.
Maintenant je vais plus loin, si chacun a droit à sa sexualité du moment qu'il la vit comme n'importe quel couple, il ne faut pas oublier que l'homme et la femme sont faits pour transmettre la vie et la perpétuer et que notre droit défend l'enfant et non le couple. Adopter des enfants comme certains adoptent des animaux pour s'en débarrasser la veille des vacances, proposer comme normalité un couple de même sexe à un enfant nait pour transmettre la vie ... je suis loin de considérer ce refus comme une discrémination, mais comme un droit naturel conséquence d'un choix. Lorsqu'un prêtre choisit par vocation son chemin, il sait qu'il se "condamne" au célibat, à l'abstinence etc. Lorsqu'on décide de ne pas vivre avec une femme, on décide aussi de ne pas avoir d'enfant et pourquoi alors permettre l'adoption ?
Tolérant mais pas permissif.
Le débat est ouvert
LATRINA commentaires