Je suis né en 1975. Mon principal trait de caractère :
l'hypersensibilité. Qualité que j'apprécie chez autrui : l'honnêteté. Occupation préférée : la lecture. Rêve de bonheur : passer ma vie
auprès d'Hadrien. Couleur que je préfère : lavande. Animal préféré : le chat. Ce que je déteste par-dessus tout : le
bruit. Don que je voudrais avoir : celui de me rendre invisible.
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Il y a actuellement 1 curieux errant dans mon Sanctuaire. Faut vraiment n'avoir que ça à faire !
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Quoi qu'il en soit, soyez les bienvenus, je vous souhaite un doux moment en ma compagnie.
Antinoüs
Si vous aimez ce Sanctuaire, visitez aussi Le Temple d'Hadrien, mon empereur bien-aimé.
En décembre 1999, je comprenais déjà que trop réfléchir nuit gravement au bonheur. Ce que j'avais cru longtemps être des bénédictions de la nature, la lucidité et la réflexion, me sont apparues alors comme une croix à porter, la cause d'un gâchis de l'instant présent, un danger pour mon futur. C'est alors que j'ai essayé de l'exprimer à travers ce poème... naïf. Mais, la naïveté n'est-elle pas parfois un avantage ?
Une étoile est une larme de neige
Sur une joue d'ombre et d'asphalte.
Un astronome sur un manège
Chevauchait des nombres sans halte,
S'agrippait au cou du deux chevalin,
Se balançait sur l'échine du six,
Menotté par le huit vicieux et taquin,
Voltigeait entre zéro et dix.
Hélas ! l'étoile lasse s'est effondrée,
Géante rouge, naine blanche, morte déesse
Ennuyée de brûler et de soupirer
Pour un soupirant ne songeant sans cesse
Qu'à la distance qui les sépare :
« Combien ? Combien ? Combien ? »
Plus besoin de compter, l'étoile en a eu marre,
L'étoile n'est plus rien
Que des larmes de poussières.
L'astronome est tombé à genoux en prière.
Ce poème auquel on pourrait trouver des accents pessimistes est en réalité un message d'espoir et un « conseil bien-être » : nul besoin de se torturer l'esprit pour jouir de l'instant présent... bien au contraire !
LATRINA commentaires