CHALCIDICVM

I, II, III, IV, V, VI, VII...

Il y a actuellement  2  curieux errant dans mon Sanctuaire.

LATRINA commentaires

  • 11/07/2008 15:47:00
    C
  • 11/07/2008 14:27:07
    C
  • 11/07/2008 11:24:35
    B
  • 10/07/2008 18:32:57
    B
  • 10/07/2008 18:07:51
    A
  • 10/07/2008 17:52:12
    B
  • 10/07/2008 15:48:29
    B
  • 09/07/2008 19:29:25
    A
  • 09/07/2008 14:02:26
    A
  • 09/07/2008 12:07:14
    A

HORTVS

CVBICVLVM

Samedi 14 avril 2007

Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à pousser des coups de gueule, je suis un garçon plutôt lisse. Généralement, je tends même l’autre joue. Mais, là... Y EN A MARRE ! Marre d’être pris pour un pigeon par les Vincent Poursan de tout poil, sous prétexte que je suis gay ! Pour les inconscients qui ne lisent toujours pas Achille Talon, sachez que Vincent Poursan est l’archétype du commerçant sans scrupule et âpre aux gains.

Récemment a ouvert un magasin qui est le prolongement d’un autre relativement célèbre qui tire son nom de sa proximité avec l’Hôtel de ville de Paris. Tous les vêtements et accessoires pour homme qui se trouvaient initialement dans ce dernier ont été déplacés dans ce nouveau temple de la fringue, dont l’entrée se situe... aux portes du Marais. Pour les privilégiés qui ne le fréquentent pas, sachez que le Marais parisien est aux gays ce que Disneyland est à Mickey : on y porte des habits très voyants pour faire sourire les gens ; la seule différence étant que, dans le Marais, les personnages ont cinq doigts. Bref, je digresse.

Pour en revenir à nos fripes qui ont traversé la rue, ce qui me met en rogne, c’est qu’en se déplaçant de quelques mètres vers le quartier gay, leur prix ont approximativement doublé ! On ne m'avait pas prévenu. J'ignorais que le Marais n’était pas passé à l’euro en même temps que les autres pays de la communauté européenne. Les gays et lesbiennes ont dit « non » aux accords de Maastrich ? Toujours est-il que d’un trottoir à l’autre, le change monétaire nous conduit à des tarifs hallucinants. Quelques exemples constatés : pas une veste (toute simple, en tissu, sans fioriture) à moins de 190 euros, pas une chemise à moins de 100 euros, pas un pyjama à moins de 75 euros, la première paire de chaussette coûte 10 euros !

Pourquoi de tels tarifs ? Parce qu’il s’agit de marques exceptionnelles et rarissimes ? Non : vous trouvez les mêmes aux Galeries Lafayette. Parce que c’est fabriqué en France (il est vrai que si l’on contribue à la survie de l’industrie textile française, je suis prêt à payer plus cher) ? Pas du tout : « made in India », « made in Turkey » sont les origines que vous lirez sur les étiquettes. Rappel : pour les pays d’Asie, lisez en filigrane « made by children ».

Voici la seule explication, dans une retranscription fidèle, n’en doutez pas, de la pensée du P.D.G. du magasin que j’incrimine : « C’est bien connu, les homos ont un pouvoir d’achat sensiblement supérieur à celui des hétéros ; c’est aberrant que nous soyons implantés si près du ghetto gay et que nous n’en profitions pas davantage. Nous allons déporter nos rayons homme vers le Marais, les mettre à part, pour que les gays aient l’illusion de ne pas sortir de leur ghetto et y soient un peu plus attirés. Bien sûr, les prix vont flamber, nous allons nous aligner sur toutes les petites boutiques de vêtements du quartier. Après tout, ils ne se gênent pas eux-mêmes pour pratiquer des prix exorbitants. Alors, pourquoi pas nous ? »

Là où je rejoins M. le Président Directeur Général du bazar, c’est sur les prix hallucinants et, surtout, injustifiés pratiqués dans les boutiques de fringues du Marais. Meilleure qualité ? Non. Fabriqués en France (on y revient) ? Toujours non. S.A.V. efficace (genre pull garanti 1 an sans bouloches) ? Ne rêvons pas.

Le « truc » le voici : dans des magazines qui se veulent les « Elle » des gays, on nous assomme de pages de mode que les rédacteurs ont « omis » d’estampiller « publicité », nous laissant croire qu’elles sont le fruit d’un long travail de journalisme d’investigation. Une fois que les Vincent Poursan ont assuré la pub de leurs produits dans ces revues-attrappe-couillons (ne vous méprenez pas, je fais périodiquement partie des dits couillons), ils peuvent vendre ceux-ci (les produits, pas les couillons) à n’importe quel prix, ou presque. Nous, pauvres cons, achetons des vêtements « made in Taïwan » à prix d’or, simplement parce qu’on les a vus portés par des mecs hyper-bandants dans les pages d’ « Entêté ». Alors, faites comme moi, préférez Science et vie, Le Canard enchaîné ou National Geographic... Je vous assure que, aussi pédé que nous le soyons, notre cerveau s’alimente de la même façon que celui d’un hétéro.

En résumé, malgré des digressions qui m’ont fait passer d’un « nouveau » magasin pour homonaïfs aux boutiques du Marais pour ceux qui ne savent pas quoi faire de leur pognon, en passant par les « préf » bêtifiantes en matière de lecture, vous aurez compris mon message : ce n’est pas parce que nous aimons nous faire traire qu’il faut nous prendre pour des vaches à lait !

par Antinoüs publié dans : Homosexualité et société
ajouter un commentaire commentaires (7)   
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus