On pourrait diviser les personnages masculins de manga érotiques en deux catégories : les adolescents
longilignes et totalement imberbes d’une part (dans les manga dits yaoi), les ours ventripotents gainés de cuir d’autre part (manga à tendance bear). Cette vision réductrice du
personnage mâle sexué ne m’enthousiasmant guère, j’ai décidé, un jour de l’année 2000, de créer un personnage de manga qui ne soit ni une chiffe molle filiforme, ni un camionneur aux abdo Kro.
Juste un mec sexy non stéréotypé. Qu’en pensez-vous ?
Notez que ce dessin résulte de deux modèles : pour le corps, je me suis regardé dans un miroir (et j’ai rajouté un peu de muscle, hein !), pour la tête, j’ai « mangassiné »
(1) un garçon dont je vous parlerai dans un futur chapitre de mon autobiographie.
(1) Mot-valise que je viens d’inventer : manga + dessiner = dessiner à la manière d’un manga
par Antinoüs
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anti_bug_fckAujourd’hui, je vous présente un de mes dessins... histoire de rigoler un peu ! Il s’agit de mon premier dessin façon animation nippone dont le résultat me satisfit. Jusqu’alors,
chaque fois que je m’écartais du style de la B.D. franco-belge, je m’avouais vaincu par une maladresse qui aurait fait rire un manchot ayant deux pieds gauches. Et puis, un soir de l’hiver 1988
(j’avais donc 13 ans), j’achevai ce dessin et je me dis : « C’est beau ! C’est tout à fait comme un personnage de dessin animé japonais ! »
Evidemment, je suis très amusé maintenant que je regarde cette relique, presque vingt ans plus tard, c’est d’une telle naïveté ! Mais je la conserve précieusement, en souvenir de ce
sentiment d’avoir réussi quelque chose à force d’acharnement.
par Antinoüs
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Passionné de bande-dessinée, je me suis souvent essayé à en commettre ; manga (1) ou B.D. franco-belges. La plupart du temps, ce
fut en étroite collaboration avec Samira (voir mon autobiographie), avec qui je partageais le poste de dessinateur, ce qui entraînait une alternance dans le style graphique, comme cela se fait
d’un épisode à l’autre dans le monde des comics (2).
Toujours, je me chargeais des scénarii, ce qui ne doit guère étonner les habitués de mon Sanctuaire. N’ayant jamais pris de cours de dessin (je ne cesse de le répéter de
crainte qu’on ne me pardonne pas ma maladresse), je dessine très très lentement, ce qui n’est guère adéquate avec le poste de dessinateur de B.D. C’est pourquoi, j’ai souvent abandonné la partie
avant d’apposer le mot « fin » à la dernière planche. Je vous présente aujourd’hui mon record en matière de brièveté : une seule et première planche réalisée (en 1997), alors que
j’avais écrit le scénario dans les moindres détails, du premier au dernier épisode !
Depuis, j’ai compris que je serais plus à l’aise exclusivement dans le poste de scénariste de B.D., mais je cherche encore mon (ma) dessinateur(trice). Avis aux
amateurs !
(1) B.D. nippones
(2) B.D. nord-américaines
par Antinoüs
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Si mon style graphique (que je cherche encore, soit dit en passant) fut très influencé par les shôjo manga (B.D. japonaises pour filles) et les dessins animés qui en étaient issus (Candy, Gigi, Lady Oscar ou encore Jeanne et Serge), les personnages féminins longilignes de Leiji MATSUMOTO (Albator, Galaxy Express 999) me séduisirent également : de ces visages allongés à la Modigliani, des ces corps si frêles qu’ils paraissent aisément cassables, de ces cheveux dans le style de Mucha, émane un sentiment de mélancolie que je trouve très touchant.
Voici un dessin que je réalisai en 2001, imaginant une princesse de l’espace que Captain Harlock (Capitaine Albator) pourrait rencontrer au cours d’un de ses voyages interstellaires...

par Antinoüs
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En 1995, je regardais une série télé produite par Steven Spielberg, Seaquest, police des mers, notamment pour Jonathan Brandis, un acteur que vous avez peut-être vu plus jeune dans le rôle principal de L'Histoire sans fin II. Je le trouvais tellement mignon que j'ai essayé de réaliser un portrait de lui devant mon petit écran. Comme vous pouvez le voir, le dessin figuratif n'est pas mon point fort ; je ne peux m'empêcher de recourir à mes réflexes « manga » : cheveux et traits réduits à quelques traits évanescents.
Bon, j'avoue, j'ai découvert la série précitée parce qu'elle passait le dimanche peu avant (ou après ?) Des Millions de copains, l'émission de Dorothée à but humanitaire.
Dernière minute : en cherchant une photo de lui sur internet, je viens de découvrir que Jonathan Brandis s'était donné la mort par pendaison le 12 novembre 2003, à l'âge de 27 ans. Je suis sonné, j'ai du mal à y croire.



par Antinoüs
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Je dois l’avouer : je n’ai jamais été très doué pour la mise en couleurs de mes dessins. J’en ai gâché un certain nombre chaque fois que je n’ai pas souhaité me contenter du noir et blanc ! Pour ma défense, il faut dire que je n’ai jamais pris de cours d’arts plastiques, hormis ceux du collège s’entend.
C’est assez tard, un jour de 1999, que je me suis enfin trouvé assez satisfait par la coloration d’une de mes « œuvres ». Pourtant, j’ai utilisé des matières premières non académiques, à tel point qu’un prof de dessin se trouverait peut-être pris de nausée en voyant le résultat ! J’ai employé, pêle-mêle : du crayon à papier, de l’aquarelle, un stylo-plume à encre rouge, un stylo noir, du feutre noir, du pastel et... du blanc correcteur !! Mais, j’arrête mes bavardages et vous laisse admirer l’étendue des dégâts, inspiré d’un personnage de Haruhiko MIKIMOTO (qu’il me pardonne)...

par Antinoüs
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Aussi loin que je puisse m’en souvenir, le dessin a été ma première activité favorite. Déjà, à l’école primaire, je réalisais des petites B.D. et des récits illustrés, adaptés des scénarii de mes personnages télévisés préférés : Le Village dans les nuages, Les Schtroumpfs, Pac Man, la Dorothée du dessinateur Cabu, etc.
C’est en 1988, alors que débarquaient sur feu La Cinq de nombreux dessins animés japonais (Princesse Sarah, Creamy, Jeanne et Serge, Sandy Jonquille, Vas-y Julie, Le Monde enchanté de Lalabel...) que Samira (1) et moi avons réalisé, en lisant les noms des staff en bas des génériques, que les plus réussis des dessins animés qui nous avaient fait rêver depuis notre enfance (Candy, Goldorak, Lady Oscar, entre autres) provenaient tous du Pays du Soleil Levant. Dès lors, nous n’avons plus lâché nos crayons et passions tout notre temps libre à essayer de reproduire les visages aux grands yeux scintillants de ces personnages nippons. Par la suite, je me suis mis à faire des portraits figuratifs, mais je suis toujours resté sensible à certains styles graphiques et codes narratifs des dessins animés japonais.
Je vous présente aujourd’hui l’un de mes plus vieux dessins dans ce genre. Il date de 1990, il s’agit d’une petite danseuse dessinée dans le style de Yumiko IGARASHI, la dessinatrice des manga (2) de Georgie et de Candy (dont une édition couleur était parue en français, via l’Italie, dans les années 80). J'ai intitulé ce dessin Mam'selle.
(1) lire mon Autobiographie temporaire
(2) un manga est une B.D. japonaise et non un dessin animé, contrairement à l'idée véhiculée par les média français depuis les années 90

par Antinoüs
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